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Novembre le pire mois de l’année.

 

Novembre le pire mois de l’année, selon les spécialistes de la chronobiologie.

La dépression saisonnière commence et il faut se préparer à passer quelques jours maussades. Cette dépression saisonnière a des origines bien établies : le changement d’heure, les températures qui chutent mais surtout le manque d’exposition à la lumière naturelle.

Alors que se passe-t-il en nous ? Le manque de lumière est probablement le précurseur de toutes nos misères liées à Novembre. Le soleil, premier anti-dépresseur, décline fortement à cela s’ajoutent le changement d’heures effectué quelques jours avant ainsi que les premiers frimas. Cet ensemble de phénomènes physiques réduit fortement la luminosité des journées, nous laissant ainsi prisonniers de nos angoisses.

Novembre commence aussi avec une tradition chrétienne, ‘’la Toussaint’’. Cette célébration des trépassés peu festive invite plus au recueillement qu’à une grande expansion de joie même les chrysanthèmes, fleurs magnifiques, nous rappellent à la tristesse.

Il y a d’autres célébrations qui ne sont guère plus joyeuses. Rappelons qu’en novembre, on célèbre la journée mondiale de la vasectomie, celle de la pneumonie ou encore la journée nationale contre l’herpès (sympa non ?).

Le 25 novembre jour des Catherinettes vient égayer ce mois de tristesse même si les féministes prennent cette journée comme une véritable affliction par le fait qu’elles sont censées porter et exhiber d’atroces et spectaculaires chapeaux verts pour trouver un mari et fonder une famille.

Tout cela concoure à créer une alchimie en nous qui se manifeste par une tristesse soudaine, une léthargie tenace, de l’anxiété, l’hypersomnie et une incapacité à prendre du plaisir.

Des études prouvent que les personnes âgées de culture judéo-chrétienne sont les plus touchées par cette ambiance du mois de novembre.

Heureusement, il existe une parenthèse réjouissante. Le 16 novembre c’est le Beaujolais nouveau. À consommer évidemment sans modération, même si c’est le plus mauvais pinard de la terre.

 

« Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. »

Baudelaire, Le Spleen de Paris, XXXIII